J’ai assez peu de choses à dire sur le show de lundi. Dans le sens que ça ne vaut pas vraiment la peine de partager ça ici, et s’il fallait commencer à écrire un essai technique après chaque concert…C’est faisable, mais je garde ça pour nos soirées endiablées dédiées à la chose en tant que telle.
Pis soyons francs: si c’est poche, nous allons mettre ça sur le dos des tech. de la place. Pis les tech. de la place mettent ça sur notre gear. Pis notre gear ben c’est le nôtre mais on est pognés avec donc…Pis les gens en général ignorent tout de ça, donc on passe pour des…Non, sans blague, tout va bien. Premier show, hein. Je suis contente.
En ce qui concerne les impressions du monde qu’on connait/journalistes, nous avons été louangés ou calés ou rien du tout, donc faut se demander si ça vaut quelque chose, et si oui, quoi en penser. Les impressions du monde sont rarement objectives, et disons-le, souvent un peu téteuses. Ou encore, reliées à des affaires weird comme la fameuse ligne de Wurlitzer (qui dure moins de 20 secondes) ou mes souliers ou le timbre de voix du second backvocal ou la disposition des musiciens sur scène, alors qu’on pense même pas à ça. Pis faut demeurer réaliste: je noyerais ça sous une pluie de synths. Oui, mais une pluie de synths, sais-tu combien ça coûte? En tout cas. Vivement les critiques constructives sur les blogues et autres. Toujours bienvenues, même mauvaises. Ouin, je ne ferai pas comme **** qui veut «péter la gueule» à un illustre inconnu qui a écrit quelque part qu’il n’avait pas trippé sur sa musique…Au lieu de dire des inepties en entrevue, comme «Je me fous de ce qu’on pense ou que ça pogne, je fais ça pour le fun…», etc, commence donc par appliquer tes beaux principes…
Je pense qu’il vaut mieux regarder les madames danser. Toujours un bon baromètre. Sincèrement.
Pis j’en parlais avec M. après le show en allant manger du chow-mein. C’est plus ce que c’était. Pas qu’on est tannés ou rien, mais tsé. C’est pareil pour tout le monde. L’an passé, même heure, même scène, même public. J’ai joué deux tounes et j’ai trippé comme une folle. J’étais folle. C’était comme…la chose la plus extraordinaire de ma vie, la terre s’était arrêtée de tourner. C’était la grosse affaire. Après ça, tu marches dans la rue et t’as l’impression que tout le monde était là et qu’ils t’ont vue.
Eh ben non. Tout le monde s’en crisse. À moins de jouer la game (décrite dans le paragraphe ci-dessus), et c’est pertinemment ce qui me tape sur les nerfs ces temps-ci. Et avec tout ce que j’entends à propos de plein d’affaires mais surtout de vous-vous-doutez-bien-de-qui/quoi…Facile de péter sa coche. Non. Vaut mieux demeurer plate/cynique. Ou cylindrique. Sans fond, de préférence. Comme un rouleau de papier-cul. Comme ça, ils peuvent bien se t….. avec ce qu’on pense. Mon seul souhait.
Honnêtement, j’imagine que la meilleure solution n’est pas de s’en fouttre ou de dire des niaiseries, mais plutôt d’apprendre à faire avec et de trouver sa place, ou d’avoir les idées en place le plus possible. Ce que, visiblement, on n’a pas encore réussi à faire comme du monde. N’empêche, au diable les illusions. Je sais que je chiale souvent à propos de mon entourage, de mes activités et de ce que j’entends dire à propos de. Désolée de vous gâcher votre beau party. Je sais qu’il y a du monde qui voudraient être à ma place (pour de bonnes et surtout de mauvaises raisons), et donc, qui considèrent que je me plains pour rien. Tout le monde veut être ailleurs, c’est bien connu.
Aussi, l’after show était davantage dédié à n’importe qui plutôt qu’à ceux qui ont joué lors des soirées précédentes. C’est pas qu’on voulait un hommage ou rien. Comme j’ai dit, on s’en sacre et tout et tout. Mais bon. Ça montre qu’on est rien de plus que des pions dans un jeu de chépaquoi pour du monde qui veulent faire le party. Je m’en sacre d’être un pion mais demandez-moi pas d’avoir trop de fun dans ces affaires là (je ne parle pas de musique…comprenez-moi).
Ah pis…Non, j’ai pas eu une super soirée, mais j’ai mes raisons.
Parlant de gros fun grave et de temps qui se perd. C’est ma fête le 12. Ceux qui veulent faire de quoi, appelez-moi: vous allez attraper l’air bête. J’aime bien vieillir (que du bon, à date), mais je ne suis pas tellement du genre à louer le Zoobizarre ou une allée de quilles pour me célébrer. Pour les cadeaux, je ne suis pas difficile: un écourtement de tournée de M. de 48 heures ferait amplement l’affaire.










1 response so far ↓
Yannick // 4 août 07 à 12:18
Je suis le premier dans toute. Toujours aussi hot je suis.
Apporter un Commentaire