Personne ne doit connaître la loi du panel, loi universelle qui unit les bands de musique. Mais je me disais: si deux conjoints connaissent la loi du panel, qu’est-ce que ça donne? Est-ce que ça les rend complices ou ennemis? Plus encore: mon chum connait-il vraiment la loi du pannel? Et s’il ne la connaissait pas, dois-je lui expliquer? Qu’en est-il lorsqu’il vient avec nous pour faire la merch?
Nous avons encore fait un autre show à Québec hier, dans un espace pas encore fini de rénover qui s’appelle Le Cercle, autrefois la Galerie Rouje. C’était tout de même très bien comme place. La ruelle en arrière me semblait un peu familière: c’est que le Cercle est voisin de l’Impérial, duquel je suis, évidemment, une habituée après y avoir fait un seul show l’an passé, mais un show dont on me parle encore, et sur lequel j’ai, en fin de compte, plus grand chose à dire (=classé parmi les souvenirs).
Il est aussi voisin de l’Inter-Marché, où j’ai ramassé une pile de Voir (pour montrer à ma fille dans quelques années. Moins pour les souvenirs que pour son éducation sexuelle), et d’une boutique de Converse faits en Chine, souliers maudits que je ne porterai plus jamais tant que j’aurai des pieds, sauf si l’on me certifie qu’ils proviennent d’un rayon de moins de 100 km d’ici, zone où, on le sait tous, la pauvreté et l’abus de pouvoir n’ont pas leur place. À moins qu’on me refile des Converse usagés. Mais encore: ça s’use vite, des Converse. Autant que la vie, sinon plus. Impossible donc de leur trouver une seconde vie. Vraiment, ça me répugne de voir que le soulier emblématique de la culture indie/pop d’aujourd’hui soit une marde faite en Chine. Je sais que c’est pas une grande révélation. Mais quand même.
Pour en revenir. Québec, c’est tof. Néanmoins, il y avait pas mal de monde. Un public attentif et intéressé qui réagissait plutôt bien. Je pense que nous avons planté le drapeau. Plus encore, nous avons été excellents, à mon avis.
Pour en revenir à la loi du pannel. On m’avait prévenue, il y a quelques années: la vie de musicien, c’est beaucoup d’attente. C’est long. Et c’est impossible de faire des travaux universitaires sans être dérangé ou d’écouter sa musique sans se péter les oreilles. Ça donne du temps pour philosopher sur des osties de niaiseries.
Prochaine étape: rentrée montréalaise le 7 novembre, et petite tournée. D’ici là, je compte investir dans un appareil-photo, afin d’agrémenter ce blogue, mon Facebook, et ma banque de souvenirs. Je mettrai ainsi mon temps au service de l’art, plutôt que dans des conversations caca-noune dans un panel Légaré. Quoique…on trouve toujours du temps.










