Armée d’un «mini» album de vingt-cinq chansons intitulé 1001 Breakup Songs, d’une guitare électrique, de quelques percussions et de sa webcam, Milie Croche, de son vrai nom Émilie Péloquin, a piqué récemment la curiosité des mélomanes montréalais. Selon ses propres dires, c’est un peu par accident qu’elle a décidé de se lancer dans la composition : après l’achat d’une guitare et d’un mini-ampli usagés, Milie croche s’est mise à écrire des chansons il y a à peine un peu plus d’un an. Poussée par ses amis et par le succès de ses compositions sur sa page Myspace, la jeune auteur compositeur interprète, native de Sorel-Tracy et montréalaise d’adoption depuis une dizaine d’années, a déjà une trentaine de spectacles derrière la cravate. Elle propose un «folk-country/anti-folk croche» en anglais, très minimaliste et évidemment lo-fi, à la fois mignon et un brin cynique, assez auto-dérisoire, mais plutôt réconfortant, qui rappelle inévitablement les Feist, Julie Doiron et autres princesses folk un peu timides.
Milie croche prévoit lancer son premier album en mars 2008, sur lequel on retrouvera treize des soixante chansons qu’elle a déjà à son répertoire. Elle entamera par la suite une mini-tournée du Québec, qui la mènera jusqu’à Toronto, où elle suscite aussi un intérêt grandissant, en plus d’offrir quelques spectacles dans la métropole prochainement. Si Milie Croche est aussi prolifique sur scène que devant son ordinateur, on devrait la revoir assurément. En attendant, son mini-album est disponible pour ceux qui veulent bien lui envoyer quelques dollars. À surveiller. http://www.myspace.com/miliecroche
(Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de janvier 2008
www.bangbangtemort.com










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