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The Barmitzvah Brothers –Let’s Express Our Motives : An Album of Under-Appreciated Job Songs
Weewerk/Outside
www.thebarmitzvahbrothers.com

The Barmitzvah Brothers, quatuor originaire de Guelph, ont décidé d’adopter tout un concept pour leur cinquième album : faire l’apologie de différents métiers à travers les dix-neuf chansons de Let’s Express Our Motives, dont la pochette présente des suggestions de chansons pour les gens pressés, et dans laquelle on explique comment accorder un piano, et en quoi consistent certains de ces métiers. Musicalement, le groupe n’a pratiquement rien de klezmer, faisant dans le folk soit très minimaliste ou carrément épique, parfois même empreint de polka ou de rock n’roll. Le tout, bien mené et plutôt intéressant, mais peu accrocheur. Difficiles à décrire, les Barmitzvah Brothers sont peut-être les Tricot Machine ontariens, bien que leur naïveté, qui penche dangereusement vers le cynisme, rappelle davantage Belle and Sebastian. (Julie Brunet).
Publié dans le journal BangBang de décembre 2007
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DeFrancesco – DeFrancesco
Daq Music
www.daqmusic.com
Musicien chevronné, Sébastien DeFrancesco, alias DeFrancesco, nous présente un second album éponyme, en anglais cette fois. Entouré de musiciens de haut calibre (dont les acolytes de Dumas, Justin Allard et Vincent Rehel), il nous livre avec ferveur les treize titres hyper accrocheurs de cet opus fort solide, à la réalisation (un peu trop) impeccable. DeFrancesco propose toutefois des mélodies pop-rock légèrement clichées, mais qui demeurent ô combien efficaces, un peu à la Ryan Adams en plus propret, ou plus près de nous, Sam Roberts ou Vincent Vallières. Plusieurs titres, visiblement d’inspiration brit-pop, rappellent Keane, The Shins ou Ok Go. Le résultat, évidemment très commercial, ne plaira sans doute guère aux amateurs d’indie-rock sale, mais devrait néanmoins faire lever les foules, même les plus difficiles. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de novembre 2007
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Sérotonic – Cycle
Indépendant
www.myspace.com/serotonicproject
Joyeux, le premier album de Sérotonic? Pas le moindrement, si l’on se fie aux cinq titres de Cycle. La formation montréalaise, menée par Gabriel Vignola et Sébastien Morasse, propose une pop mélancolique, planante, aux influences jazz, folk et électro. Débordant de riffs accrocheurs, d’ambiances riches et de bonnes idées mélodiques, le EP manque toutefois de direction. La solide et chaude voix de Cathy Sunderland se marie difficilement aux musiques et au spleen des textes de Vignola, si bien que l’on y croit plus ou moins. Il ne fait aucun doute que les musiciens de Sérotonic sont très solides, mais le résultat nous laisse un peu perplexes et est un peu trop «clean». Mention à la très belle pièce L’errance. Le 12 novembre au Zoobizarre. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de novembre 2007
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Nicolas Bernier et Simon Trottier – Objet abandonné en mer
12 Rec
www.12rec.net

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec leur Objet abandonné en mer, Nicolas Bernier et Simon Trottier nagent à contre-courant. Alors que Montréal vibre au son de l’indie-rock, le duo, qui fusionne «bruitisme et mélodisme», aurait aisément trouvé sa place dans la vague post-rock d’il y a plus de cinq ans. Mais oubliez les envolées à la Godspeed. Les deux musiciens proposent une ambiance sonore minimaliste, calme, et entièrement instrumentale. La guitare acoustique est à l’avant-plan avec ses mélodies folk, ponctuées d’effets sonores parfois mordants mais souvent éthérés, évoquant un paysage brumeux, où la guitare se perd, mais finit toujours par revenir. Le résultat est des plus intéressants, avec une esthétique très «DIY», même si ce genre de musique est, avouons-le, plutôt hermétique. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de novembre 2007
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Picastro – Whore Luck
Polyvinyl
www.picastro.net

S’il est difficile de traduire adéquatement le titre du troisième album du quatuor torontois Picastro, il est encore moins aisé d’en discuter. Qu’on le prenne littéralement ou non, il évoque la noirceur et le cynisme que l’on retrouve sur Whore Luck, un album «sleep-rock» auquel participent Owen Pallett (Final Fantasy) et Jamie Stewart (Xiu Xiu). Selon ses propres dires, la voix singulière de Liz Hysen est un instrument en soi, instrument qui se fond dans les ambiances lourdes comme un ciel avant l’orage, mais néanmoins réconfortantes, et le nombre impressionnant d’instruments, malgré les arrangements relativement dépouillés. On y retrouve de longs passages instrumentaux, où l’expérimentation est mise de l’avant, surtout avec les cordes. Whore Luck est un album complexe, mais pas compliqué, ou est-ce l’inverse. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de novembre 2007
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Rebekah Higgs – Rebekah Higgs
Outside Music / Outside
www.rebekahhiggs.com
Rebekah Higgs est une nouvelle venue qui semble déjà s’implanter solidement dans le paysage «indie» canadien. Native d’Halifax, l’auteur-compositeur-interprète de vingt-quatre ans propose un folk-rock habilement construit et plutôt bien livré, à l’image de ses inspirations, Feist et Julie Doiron. Mais contrairement à ses congénères, Higgs se démarque peu du lot d’artistes du même genre. Des mélodies uniformes, parfois peu accrocheuses et un brin clichées, mais une jolie voix toute douce portée par un univers sonore paisible, riche de guitares, de cordes et de piano, et des rythmes parfois country et même électro. Rien à dire sur la réalisation, signée Thomas Ryder Payne (Joydrop), l’esthétique soignée et les arrangements de qualité de ce premier album éponyme. À la Casa del Popolo le 4 novembre. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de novembre 2007
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Jettie – Kites For Charity
Eyeball Records
www.myspace.com/jettie
Avec son second album, le duo suédois Jettie ne correspond en rien aux clichés du rock scandinave. Se comparant eux-mêmes à R.E.M., on songe davantage à U2, Coldplay ou même à Bryan Adams pour mieux décrire cet album un brin planant, qui rappelle aussi The Dears dans ses moments plus orchestraux. Se voulant «radio-friendly», Jettie semble avoir gommé pratiquement tout ce qui était intéressant, proposant un album sans accros, sur lequel on accroche peu, sauf en ce qui a trait à l’utilisation judicieuse des claviers, et aux rythmes très solides. Néanmoins, lorsque le Rhodes se fraie un chemin, on voudrait lui dire de rester plus longtemps. Kites For Charity, dont les titres se ressemblent, demeure un bon album, très accessible. Un plaisir presque coupable. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de janvier 2008
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Johnny Hollow – Dirty Hands
Orange Record / Universal
www.thishollowworld.net
Se décrivant comme un solitaire incompris, ou même un dieu des insectes, Johnny Hollow n’est pas un personnage sorti d’un film de Tim Burton, mais bien un trio électro-rock progressif, aux inspirations gothiques, originaire de Guelph. Dirty Hands, leur deuxième album, se veut un portrait d’un monde «sans futur et sans espoir», et fait souvent penser à une comédie musicale. Il comporte son lot de mélodies et de sonorités intéressantes, mais le mélange entre guitare heavy, rythmes électro et broderies funèbres est parfois insupportable. L’ensemble est toutefois assez léger, notamment grâce au violoncelle et à la présence de voix «célestes». Néanmoins, se décrire comme étant indescriptible ou incompris avant même la parution de son album, n’est-ce pas un bon moyen d’étouffer la critique? (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de janvier 2008
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Scary Mansion – Every Joke Is Half the Truth
Zum Records
www.leahhayes.com
Après avoir séjourné en France, Leah Hayes, une illustratrice de vingt-six ans originaire du Massachusetts, fonde Scary Mansion, un trio rock/folk maintenant basé à Brooklyn. Every Joke Is Half the Truth, premier album de la formation à la réalisation très soignée, est plutôt lyrique, mais souvent lourd, bien que les arrangements de guitare électrique, de batterie souvent éloignée, de violon, de piano et de banjo soient très simples. La voix nonchalante de Hayes évoque celle de Cat Power ou de Shannon Wright, bien que Scary Mansion rappelle aussi The Kills sur Captin, et se démarque sur la rythmée Sorry We Took All Your Money, toutefois peu représentative de l’album. Every Joke nous laisse néanmoins sur notre faim, avec un arrière-goût de déjà-vu. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de janvier 2008
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