Mon autre blogue

Matthew Barber

26 mars 08 · No Comments

Matthew Barber – Ghost Notes
Outside Music

www.matthewbarber.com

Enfant chéri du folk-rock canadien, le torontois Matthew Barber propose un second album intitulé Ghost Notes, qui devrait bien plaire aux fans de James Blunt, Jack Johnson, John Meyer, Sam Roberts et autres singer-songwriter à tendance folk faisant dans le easy listening, malgré les influences rock n’ roll et vieux folk du jeune chanteur. Plutôt inoffensif et sans grande surprise (à l’exception de la cocasse Sleep Please Come To Me), l’album, à la réalisation impeccable et aux arrangements très soignés, a évidemment un son très léché et commercial, sans pour autant paraître kitsch ou dépourvu d’intérêt. L’univers de Ghost Notes, loin d’être désagréable, est apaisant, un brin charmeur et tout de même spontané, à l’instar de Barber, du moins, c’est ce qu’il laisse croire (JB).

Par Julie Brunet
Publié dans le journal Bang Bang de mars 2008
www.bangbangtemort.com

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Experimental Aircraft

26 mars 08 · No Comments

Experimental Aircraft / Third Transmission
Graveface Records

www.experimentalaircraft.com

Third Transmission porte magnifiquement son titre puisqu’il s’agit du troisième album du quatuor Experimental Aircraft, originaire d’Austin, et mené par la chanteuse et guitariste Rachel Stagg. Visiblement très ancré dans la musique des années 1990, le groupe, faisant dans le rock noisy-atmosphérique à tendance psychédélique, porte moins bien son nom puisqu’il affirme qu’il aurait fait un tabac en 1991 et se compare lui-même à The Pixies. Pas faux dans leur comparaison, mais pas fameux pour autant, Experimental Aircraft, malgré la disto, manque de mordant, peut-être en raison de la qualité sonore de l’enregistrement. Le groupe est visiblement solide et énergique, mais l’album, malgré les intentions progressives et expérimentales des musiciens, est linéaire comme tout et se présente comme un pain. On songe à Sonic Youth, évidemment, parfois à Interpol, et l’on se demande pourquoi un tel pastiche. Nostalgiques? (JB)

Par Julie Brunet
Publié dans le journal Bang Bang de mars 2008
www.bangbangtemort.com

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Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band

26 mars 08 · No Comments

Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band / 13 Blues For Thirteen Moons
Constellation

www.tra-la-la-band.com

Le septuor montréalais Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band lance son quatrième album, 13 Blues For Thirteen Moons. Avec ses quatre longues pièces, qui sont précédées par douze courtes pistes se rejoignant et formant un long gémissement, SMZ propose, encore une fois sur cet album, une rencontre épique, sans être nécessairement progressive, entre le post-punk et le classique contemporain, avec des éléments de folk, et mélange les cordes, la guitare électrique et la voix d’Efrim Menuck. Sous le signe de l’intensité, de la douleur et des contrastes marqués, 13 Blues se veut très imposant et rebutant par son contenant, mais son contenu, à vrai dire, est plutôt bien livré et n’est pas plus difficile à déchiffrer et à apprécier que n’importe quel bon album de rock. Laissant planer le doute quant à sa démarche et son intention, SMZ fait peut-être éclater les paramètres du rock conventionnel, mais en 2008, on en a vu d’autres.

Par Julie Brunet
Publié dans le journal Bang Bang de mars 2008
www.bangbangtemort.com

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L’extrême milieu

14 mars 08 · 1 Comment

Eh boy. On a dû évacuer le lab aujourd’hui, pour cause de neige sur le toit. Le milieu du bâtiment menace de s’effondrer.

Il n’en fallait pas plus pour semer la terreur et/ou rendre les gens surexcités. Dans ma tête, un mélange d’amusement (enfin, quelque chose à raconter) et de panique (il faut sauver les artéfacts). Les agents de sécurité, une fois rassemblés, se congratulaient entre eux pour la rapidité de l’évacuation:

-Aye, crisse, le gros, t’as fait ça vite!

L’accomplissement ultime pour un agent de sécurité, j’imagine.

Ça m’a fait penser. Je pense que le milieu de la musique me tape vraiment sur les nerfs. Et tant qu’à y être: y a-t-il un milieu qui ne tape pas sur les nerfs de ceux qui en font partie? Encore: faut-il être en plein milieu pour vraiment le sentir, ou juste un peu à côté, pour mieux l’observer?

C’est surtout les tapes dans le dos qui me tapent sur les nerfs. Quelle gangrène. Et que dire des auto-tapes. Je sais pas comment on peut se donner une tape dans le dos soi-même. Ça a l’air cave. Faut sûrement s’y prendre subtilement. Ou faire passer ça pour une gymnastique artistique. Ou avoir un faux-bras. Anyway, à quoi bon. C’est peut-être ça, au fond. Je manque peut-être de souplesse. Ou de volonté.

Tout ça pour dire. J’ai pas vraiment d’appartenance. Je m’éloigne peu à peu du milieu, peut-être est-ce un commencement, peut-être que c’est la fin. Je sais pas dans quelle direction je vais.

Pourtant, je n’ai jamais fait autant de choses dans ma vie, simultanément. J’ai plus le temps de réfléchir, ni de m’emmerder, ou rien. Mais le bruit subtil des tapes dans le dos, en musique de fond, ça, je l’entends. Je dirais même que ça perturbe mon rendement au travail (une obsession depuis quelques semaines).

Après l’évacuation, nous avons repris nos activités, comme d’habitude. Finalement, ça n’a rien changé.

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Le compas dans l’oeil

3 mars 08 · No Comments

Pause café! Je n’en peux plus de compter compter compter. Ah, si seulement je pouvais conter conter conter. Y’a des jobs qui sont mieux faites que d’autres.

Eh oui/non, je suis en semaine de PAS relâche, pour citer la célèbre Andrée B. (qui effectue un retour en force sur ce blogue). Semaine de relâche=concept mort et enterré.  Pas nécessairement une mauvaise chose, puisque depuis les cinq dernières années, ce concept était associé à un sentiment de culpabilité, d’une façon ou d’une autre:

  1. Je travaille pas mais je devrais travailler;
  2. Je travaille mais je devrais faire de la musique;
  3. Je fais de la musique mais je devrais me reposer;
  4. Je me repose mais je pourrais en profiter pour sortir;
  5. Je sors mais je pourrais en profiter pour rattraper du travail;
  6. Je rattrape du travail, mais je dois quand même travailler sur ce que je faisais;
  7. Et ça recommence…

À quoi bon.

Pour en revenir à ce que je faisais, j’ai compris aujourd’hui que je ne voyais plus rien. Finalement, ce n’est pas un hasard si je me sens toujours dans un flou. C’est vraiment flou, vous savez, comme quand y’a un bon délai de 3-4 secondes avant que je réponde à la personne qui me salue pour être certaine qu’elle s’adresse bien à moi. Comme quand je me fais une nouvelle ride chaque fois que j’essaie de lire sur le tableau combien coûte mon café.

À cinq pieds devant moi, je ne vois rien. Ou ça ressemble à une aquarelle.

C’est peut-être pas un hasard si les femmes de 50 ans et plus se mettent toutes à en faire.

Bon, j’arrête de vous conter des trucs sur moi, puisque je ne peux que compter sur moi-même pour compter les trucs que je dois compter.

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Les à peu près

1 mars 08 · No Comments

Ce qu’il y a de bien, avec les critiques déjà faites, c’est que je n’ai rien à écrire ici. Mais qu’en est-il quand je n’ai plus de critiques déjà faites?

Cette semaine dans le journal Quartier libre, une critique de l’album de Monsieur Mono, si vous êtes dans le coin de l’UdeM. Dans les kiosques jusqu’à mardi de la semaine après la semaine prochaine, je pense. Et après ça, ça va aboutir ici. Donc, dans approximativement neuf jours.

Aujourd’hui, je ressors mon violon, pour la première fois depuis …-la dernière fois, c’était pour le lancement de Hudon-Placard. Faites le calcul. Pour quelle raison? Faites vous-même le lien. C’est peut-être pas aussi évident que ça en a l’air. Je parle du lien. Pour le violon, je m’en sors assez bien.

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Hayden

29 février 08 · No Comments

HAYDEN
In Field & Town

(Hardwood Records)

Véritable vétéran de la scène indie canadienne, Paul Hayden Desser a connu, depuis ses débuts en 1995, un parcours difficile. L’auteur-compositeur-interprète ontarien de trente-six ans a tout de même acquis un succès considérable auprès de la critique et le respect de nombreux fans, sans toutefois connaître la gloire auprès du grand public. Triste, puisque Hayden, qui possède un grand talent d’écriture et qui propose des mélodies renversantes, est probablement l’un des artistes les plus doués de sa génération. Il ne réinvente rien, mais a néanmoins le mérite d’être constant, sans tomber dans les clichés ou devenir ennuyant, et de rester près de ses racines folk, et ce, sans prétention. Il ne suit guère les tendances, mais son cinquième et plus récent opus pourrait attirer davantage l’attention et faire changer d’idée les plus coriaces. Car comme l’indique son titre, In Field & Town est un album contrasté, rythmé, voire coloré, et il est moins fragile et cru que ce à quoi Hayden nous avait habitué. Ce dernier a lui-même réalisé et mixé les douze titres de l’album, sur lequel les arrangements sont plus enrobés, notamment par des cuivres, et où sa voix, de plus en plus douce et planante, rappelle dorénavant celles de Patrick Watson ou même de Chris Martin. Bref, avec In Field & Town, on est à mille lieues du folk-grunge de Everything I Long For. (Julie BRUNET)

Publié dans le journal Quartier libre, vol. 15, no. 11, janvier 2008
www.quartierlibre.ca

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Black Mountain

29 février 08 · No Comments

BLACK MOUNTAIN
In The Future

(Jagjaguwar)

Avec un nom comme Black Mountain et un leader également membre des Pink Mountaintops, il est facile de croire que l’on propose ici une carte postale pittoresque de la Colombie-Britannique. Le groupe, dont certains des membres travaillent pour un organisme venant en aide aux gens de la rue de Vancouver, ne révèle pas explicitement l’origine de son nom. On murmure sur Internet qu’il réfère à une grande quantité de haschisch. Ce n’est peut-être donc pas un hasard si In The Future, son second album, évoque un voyage psychédélique au plus profond des tripes, sur fond de stoner rock, quoique bien nuancé. Les voix, alternant entre celles de Steve McBean et de Amber Webber, se fraient un chemin parmi les guitares explosives et l’orgue ultra-présent. Les membres de Black Mountain se révèlent être de la vieille école, si bien que l’on peut se demander pour blaguer s’ils ont tendu l’oreille sur ce qui s’est fait en musique depuis les trente dernières années. S’agit-il d’une réinterprétation de rock classique des années 1970 ou d’une démarche authentique ? Chose certaine, le groupe fait habilement dans un style plutôt délaissé. Mais était-ce nécessaire de produire ce pastiche ? Une hybridation avec un style plus contemporain aurait sans doute paru ridicule, bien que davantage intéressante. In The Future est peut-être un titre ironique, mais il s’agit d’un album dense, bien rempli – l’un des titres excède même les seize minutes – et très bien livré. (Julie BRUNET)

Publié dans le journal Quartier libre, vol. 15, no.13, février 2008.
www.quartierlibre.ca

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Rivers Cuomo

29 février 08 · No Comments

RIVERS CUOMO
Alone : The Home Recordings of Rivers Cuomo

(Geffen)

Rivers Cuomo, le chanteur et guitariste du quatuor californien Weezer, en attendant de lancer un album avec son groupe, nous propose Alone : The Home Recordings of Rivers Cuomo. Dans cet opus, il a rassemblé une série d’enregistrements inédits réalisés entre 1984 et 2007, incluant la démo de la chanson « Buddy Holly ». Bien que Cuomo présente quelques enregistrements récents, dont la pièce « Little Dane », où l’accompagne le groupe canadien Sloan, la plupart des chansons ont été enregistrées avant la parution du premier album de Weezer, en 1994. D’autres étaient destinées à l’album Songs from the Black Hole, qui n’a jamais vu le jour.

Musicalement, Alone est un album plutôt inégal, mais néanmoins intéressant, puisqu’il représente la genèse du groupe de Cuomo et son évolution. Le style de Weezer y est évidemment très reconnaissable. On y retrouve un son plus brut et le résultat est parfois étrange et inachevé. Cela permet cependant de détacher les idées de Cuomo des derniers albums de Weezer, dont la réalisation plutôt commerciale a souvent été critiquée. Alone comprend tout de même quelques titres très accrocheurs, comme « Blast Off ! » et « Crazy One », ou encore de très ennuyants, comme « This Is the Way ». On peut toutefois se demander si cet opus, fort attendu par les fans et qui se veut un complément à la discographie du célèbre groupe, intéressera les profanes. (Julie BRUNET)

Publié dans le journal Quartier libre, vol. 15 no. 9, janvier 2008.
www.quartierlibre.ca

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Mes félicitations

27 février 08 · 2 Comments

Bravo à moi: je pense que c’est la première fois de ma vie que j’écris sur un blogue et que je ne me sens pas coupable car je devrais faire autre chose (travailler, dormir, faire de la musique, écrire les 125 pages de mon mémoire, etc.).

Je suis malade. Que faire de mieux?

Eh oui, voilà que, out of nowhere, ma grosse face est dans le Nightlife qui vient de sortir, que je n’ai pas vu car pas rendu encore à Verdun. En tout cas, pour ceux qui ne m’aiment pas, ça vous donne une bonne occasion de me trouer la face avec des punaises. Pour les autres, je doute que ça vous aide en quoi que ce soit.

C’est à ça que ça sert, l’exposure, s’il en est.

Donc, mon spot pour prendre des marches est démasqué. Oui, il m’arrive d’aller me promener au canal Lachine, pas loin d’ici, comme dans le film Borderline, sauf que je le faisais avant que ça sorte. Après, je vais me chercher un bon chocolat chaud au marché Atwater. Ça fait partie de mes petits plaisirs.

Vous n’avez pas gobé ça, n’est-ce pas? C’était toutt stagé. Jamais, jamais, je ne vais là.

Ça me rappelle que je n’ai jamais parlé ici des photos que Béatrice Martin, jeune artiste prometteuse, a prises de moi, il y a quelques mois. En voici quelques-unes:
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Saveur marmelade

24 février 08 · 1 Comment

Saveur marmelade - Bombe au chlore / Dolce Vita
Final Records

www.saveurmarmelade.com

Après sa formation en 2000, Saveur Marmelade, un trio originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, a connu un parcours sinueux. Il nous propose un mini-album de deux chansons, Bombe au chlore et Dolce Vita. Saveur marmelade fait dans le rock garage, aux arrangements simples mais efficaces, cette fois avec harmonica, et aux paroles assez simples. L’enregistrement est d’une assez bonne qualité, mais la voix de Phil Lips, intéressante et versatile, mériterait d’être mieux mise en évidence. Inspiré par le rock et le grunge des années 1990, le groupe rappelle inévitablement les Vilains Pingouins et autres groupes québécois de cette même décennie, et parfois même Gwenwed ou les Breastfeeders, en moins léché. Productifs, les gars ont déjà fait paraître, début 2008, deux autres chansons, résolument plus rock. À quand un album? (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de février 2008
www.bangbangtemort.com

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Silje Nes

24 février 08 · No Comments

Silje Nes – Ames Room
FatCat Records / Splinter Series

www.myspace.com/siljenes

Silje Nes n’est pas un groupe, c’est une multi-instrumentiste et chanteuse norvégienne qui propose, sur son premier effort Ames Room, un amalgame de rock acoustique parfois folk, de sonorités électroniques et de divers bidouillages. À travers quatorze courtes pièces qu’elle a habilement enregistrées d’elle-même, Silje Nes nous ouvre la porte de son univers de petite fille, très minimaliste, où les paroles sont souvent mises de côté et où sa délicate voix sert parfois d’instrument. Ames Room est un agréable collage, quoique difficile à saisir, souvent inégal bien que répétitif. La démarche de la jeune artiste semble intéressante, mais le résultat, plutôt ordinaire, fait preuve de peu de mordant. Une trame sonore toute douce, qu’il faut écouter les jours de pluie. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de février 2008

www.bangbangtemort.com

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Laura Barrett

24 février 08 · No Comments

Laura Barrett – Earth Sciences
Paper Bag Records

www.myspace.com/laurabarrett

Une conteuse qui s’accompagne d’une boîte à musique, c’est à cela que ressemble Earth Sciences, un mini-album de six chansons que nous propose la musicienne torontoise Laura Barrett, aussi membre des Hidden Cameras. Cette jeune pianiste de formation, à la voix incroyablement habile, joue en fait du kalimba, un piano à pouces africain. Cette sonorité peu commune peut toutefois ennuyer à la longue, puisque l’instrumentation dépouillée (kalimba et voix) est exactement la même du début à la fin de l’album, à l’exception de la dernière pièce, qui est un remixe de Joshua Van Tassel. Mais l’univers de Earth Sciences, teinté de science-fiction et de cynisme, paraît tellement singulier, un peu à la Final Fantasy, qu’il vaut la peine d’être découvert. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de février 2008
www.bangbangtemort.com

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Born Ruffians

24 février 08 · No Comments

Born Ruffians – Red Yellow & Blue
Warp Records / Fusion 3

www.myspace.com/bornruffians

Born Ruffians, trio torontois qu’on a pu voir sur scène aux côtés de Caribou et de Hot Chip, et qui avoue craindre la «hype» comme la peste, nous présente Red Yellow & Blue. Produit par Rusty Santos (Animal Collective, Panda Bear), ce premier effort, touchant au punk folk, au punk, au rock et au country, rappelle vaguement les univers éclatés de Hefner, Flogging Molly ou de Violent Femmes. Sur Red Yellow & Blue, on entend des voix criardes et hystériques, des handclaps tout aussi frénétiques que les guitares et des chœurs qui frôlent le ridicule. Bien que le groupe ne réinvente rien et enfile les titres (qui se ressemblent) tels des cowboys hyperactifs, il semble bien s’amuser et le fait sans prétention. (Julie Brunet)
Publié dans le journal Bang Bang de février 2008
www.bangbangtemort.com

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The Old Soul

24 février 08 · No Comments

The Old Soul – Gold
Grifter Music / Maple Music

www.theoldsoul.com

The Old Soul, c’est d’abord le multi-instrumentiste torontois Luca Maoloni, qui s’entoure d’une dizaine de musiciens sur son troisième album, duquel il est difficile de dire s’il s’agit d’une œuvre complexe ou d’un amoncellement de clichés. Proposant une pop psychédélique et orchestrale, très mélodique, Gold rappelle, de façon très inégale, Flaming Lips, ABBA, Animal Collective, et la Compagnie Créole. Autrement dit, du rock parfois western ou dansant, auquel se serait greffé du calypso, du clavecin, beaucoup de claviers et une tonne d’idées originales. Malgré son jeune âge, Maoloni a bien choisi son pseudonyme puisqu’il est influencé par The Mighty Sparrow, Steely Dan et même The Rutles. Il affirme que The Old Soul sonne comme The Old Soul. On ne lui fait pas dire. (Julie Brunet).
Publié dans le journal BangBang de décembre 2007
www.bangbangtemort.com

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